28 septembre 2008
AIX OVER-HILLS PANORAMA
14:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aix, gardanne, meyreuil
20 avril 2008
AIX EN PROVENCE : visite du Musée GRANET
Suite à l’exposition Cézanne 2006 qui marque sa réouverture, le Musée Granet constitue aujourd’hui le premier musée d’Aix, mais ne présente seulement que neuf tableaux de l'illustrissime peintre local. On ne peut donc toutefois le confondre avec un quelconque "Musée Cézanne", même après le déroulement de la célébration du centenaire de sa mort.
Ce n’est d’ailleurs pas le point de départ de l‘établissement: c’est en particulier le leg des collections de François Marius Granet, peintre aixois également, effectué après sa mort en 1848, qui marquera la gestation du « Musée d’Aix » (pour finalement porter le nom de cet artiste).
Traversant les siècles avec succès, la collection permanente rassemble des Flamands, Hollandais, Italiens du XVIIème siècle, des Français aussi de cette période ou du XIXème, comme des tableaux de l’école dite provencale. Le XXème siècle est représenté, par le don De Cézanne à Giacometti .
En plus de sculptures d‘Aixois, le musée s’intéresse à davantage faire connaître la colline archéologique de l’Oppidum d’Entremont (cf. voir note du 7 janvier 2007, en cliquant ici), à travers des pièces fouillées sur ce site militaire celto-ligure, terminologie chic et correcte pour désigner les gaulois de la région.
A noter : une très originale exposition temporaire « La BD s’attaque au Musée », avec un dispositif de visite fait de pénombre et de lampes-torche, qui ne m’a pas du tout intéressé.
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* Adresse : Place Saint-Jean de Malte, Aix en Provence.
* Site web : http://www.museegranet-aixenprovence.fr.
* Légende de l'illustration : "La montagne Sainte Victoire vue d'une cour de ferme de Malvalat", de F-M Granet.
12:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aix, musée granet, granet, cézanne, jean-marc pannier
06 avril 2008
Mais qu'est-ce qu'on fout, à CORNILLON-CONFOUX ?
Entre Saint-Chamas et Lançon de Provence (le village au grand péage), il est un bled qui se détache singulèrement du périmètre aride de l’Etang de Berre : par son altitude et son exiguïté, le discret Cornillon-Confoux est posé sur un rocher, tout en longueur. Comme il est entouré d’une végétation soudainement verte et florissante, il émerge tel une sorte d’écrin de fraîcheur inattendue, que renforce le glissement de la Touloubre qui sillione, creusée à ses pieds.
Au sommet du village-belvédère, le panorama à 180 degrés permet de surplomber, très en retrait , les flots maritimes de l’étang de Berre, d’un côté; de l’autre, de repérer Salon en Provence, esseulée et coincée au milieu du décorum désertique et tacheté des Alpilles, comme celui tout aussi impressionnant, du Lubéron, drap de pierre en guise de « fond d‘écran".
L tapis azur du canal EDF déplace ses eaux compactes et fluorescentes et se détache aussi de ce "bushland" provençal.
En hauteur, les alentours de Cornillon-Confoux constituent une sonde typique de paysage aride regional, tapissé d’oliviers, de garrigues et de murets pierreux, avec un sur-densité notoire de « bories », ces cabanons de pierre sèche à l’architecture particulière, à l’allure rustique et incongrue, vestige anodin du passé pastoral de la région…
Autre édifice de pierres sèches, atteignable au moyen d’un détour signalisé, un mur à abeilles ou « apier » destiné à protéger les ruches se déploie dans un sous-bois; avec ses 60 mètres et une cinquantaine de casiers en pierres, celui que l’on croise, ici, constitue l'un des plus longs de France.
Retour au villlage : détail rarissime, une statuette près de la place de l’Eglise représente un Vierge enceinte; ou bien, plusieurs de ces lavoirs innatendus dont le village se targue. Le long parapet s'étend sur un long chemin quasiment circulaire. C'est de là, que l'on apprécie le mieux les vergers et la verdure qui encerclent, en bas, le village. Il doit ce privilège aux travaux d'irrigation d'Adam de Craponne, ingénieur salonnais du XVIème. Finalement, le meilleur est, pourquoi pas, de terminer en descendant visiter les abords ombragés du pont de Rhaud, petit édifice trans-touloubrien et lieux-dit d'un lavoir supplémentaire.
20:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : provence, aix, bories, cornillon, cornillon-confoux, jean-marc pannier, aix-hills
24 mars 2008
Retour à ISLE-SUR-LA-SORGUE, "camden lock" vauclusien
Patrie du poète-resistant René Char, surnommé la "venise comtadine", le bled doucereux et ombragé regorge d'antiquaires qui, dans leurs veilles baraques ocre-jaunes ou leurs jardinets ouverts les uns vers les autres, offrent une longue promenade artistique parallèle aux voies centrales de la commune.
Cosmopolite et populaire, la foule d'acheteurs et de curieux jouit du merveilleux du lieu qui se donne de manière orgiesque à l'activité de brocante, comme, sporadiquement, Avignon à l'art dramatique ou, de manière encore plus fulgurante, Bayonne aux fêtes taurines. Oui, un autre monde est possible, celui-ci tourné vers le plaisir des yeux et l'amour des objets. Toute l'activité et la société paraissent ainsi organisées pour -et par- le commerce d'objets kitchs, de meubles anciens, d'illustrations rustiques, tantôt relevant du marché de l'art, tantôt du vide-greniers.
A tort ou à raison, Wikipedia n'y va pas de main morte pour classer Isle-sur-la-sorgue sur le podium des "flee markets" de renom :
"Depuis maintenant près de 40 ans, la brocante a forgé l’identité de la cité L’Isloise, lui assurant une notoriété internationale. L’Isle-sur-la-Sorgue constitue, après Saint-Ouen et Londres, la troisième plate-forme européenne du commerce des antiquités. Au fil du temps, des commerces d’antiquités, de décoration, des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Ils constituent aujourd’hui une activité économique majeure pour la ville qui est passée de 7 000 habitants en 1960 à plus de 22 000 aujourd’hui".
Etonnant, non ?
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isle-sur-la-sorgue, antiquaire, provence, aix, pannier, brocante, flee-market
23 mars 2008
La "CHAINE DES COTES", garde-frontière discret du Pays d'Aix.
Avec un nom aussi insipide, la montagnette dite de la Chaîne des Côtes joue sur la discrétion et l'anonymat. A première vue, sa physionomie est d’ailleurs d’une banalité désespérante : du calcaire, de la broussaille, des colinnettes légèrement escarpées comme tout ce que l’on peut voir dans les environs.
Visible sur la gauche de la RN7 aux abords de Lambesc en provenance d‘Aix, la chaîne des côtes prend la forme d’un enchaînement de bosses boisées quelque peu .
escarpées qui romptent avec la légère horizontale des champs. A l’inverse, c’est outre-Durance que l’on peut apprécier la majesté et la hauteur de la Chaîne qui surplombe la vallée fluviale en y déversant un torrent de brousaille entre Charleval et La Roque d'Anthéron.
Nul doute que la ligne de crête gagne à être crapahutée pour profiter du lieu et en comprendre la dualité.
Au nord, le Lubéron barre frontalement presque toute la vue du massif du Ventoux pour dévoiler sa propre cassure intérieure, « petits » et « grands » segments, exposant leur fracture frontalière de Cadenet, village formé d'une mosaïque
de petites touches carrées et ocrées.Au sud, un extraordinaire panorama s’étend de la Sainte Victoire, tsunami de pierre relié par des ondes forestières jusqu’à la flaque bleutée de l’étang de Berre.
A moins que ce ne soit l’azur méditerranéen qui ne se confonde au loin avec le ciel.
Mais où est Aix ? Pour ne pas changer, la ville s’effondre complètement dans sa cuvette. Le mouton de fumée blanchâtre aggripé sur le sommet de la cheminée de Gardanne sert de boussole. A droite, le monticule du pilon, vigie de la Chaîne de l’Etoile, indique la direction "Marseille", capitale également dissimulée.
Dans des angles plus recherchés, en dépit de la broussaille arboricole : le redressement de la vallée de la Durance et son écartèlement vers Avignon, ou bien quelques fractales de neige vers les sommets alpins.
La piste sommitale dessine un chemin âpre et aride, borné par les repères de la DFCI, ses panneaux techniques ou symboliques, ses citernes bétonnées semi-enfouies ou son impressionnate tour de guêt. Entre champs aixois cypréisés et dévalement abruptement cassé vers la Durance, la Chaîne des côtes est une barrrière douce et septentrionale
du pays aixois, à la hauteur où celui-ci confond son étalement champêtre avec celui du pays salonnais.Dressé sur un plateau dégagé, le monument cruci-lorrain de Malivert fait froid dans le dos pour rappeler le massacre de partisans qui y avait constitué un maquis (World War II, XXème siècle), au pied duquel, l'égnigmatique chapelle romane de Sainte-Anne de Goiron (Xième siècle) prolonge la visite tout aussi mystiquement.
Bulbes de pierres, blocs blanchâtres, entrailles troglodytiques (XIIIème siècle) accompagnent soudainement la route vertigineuse vers ces lieux perchés et coiffés par la garrigue.
23:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaine des côtes, malivert, Sainte-Anne de Goiron, troglodyte, aix, salonnais, garigue
23 novembre 2007
Le cimetière Saint Jean, au pied de la mini-chaine de la Trevaresse (pays d'Aix)

Petite visite pédestre;
09:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cimetière de Saint-Jean, trévaresse, aix, pays d'aix
18 novembre 2007
Aube hivernale sur la Sainte-Victoire.
06:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sainte-victoire, cézanne, aix
02 juin 2007
Le domaine de Barbebelle, "au coeur du pays aixois, dans un écrin de verdure au portes du Lubéron"
Petite visite de voisinage dans la bastide viticole de Barbebleue et achat de produits locaux (du rouge).Les 380 hectares sont AOC, entre Aix et Rognes. Les feuillettes de la vigne crament comme des beignets dans une marmite d'huile, et en se regorgeant de soleil, tournent au fluorescent.
L'occasion de rentrer circuler en osmose avec la barrrière forestière de la Trévaresse, limite naturelle du pays aixois, coiffant la dégringolade du relief vers la plaine de la Durance. Le texte du site web du domaine, collé-copié dans le titre de la note, n'exagère en rien la qualité esthétique du bâti et de son environnement.
Source inconographique : http://www.barbebelle.com/
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trevaresse, aix, aoc, barbebelle
07 janvier 2007
LOCAL FOCUS : L'oppidum d'Entremont (il ne sont pas aller se faire voir chez les Grecs à Marseille)
Pour Wikipedia, un oppidum (du latin oppidum: lieu élevé, fortification) est un lieu élevé (généralement situé sur une colline ou sur un plateau) dont les défenses naturelles ont été renforcées par la main de l'homme au temps des Celtes.
Celui d'Entremont, enclavé aujourd'hui aux abords d'un noeud routier, est l'ancien bastion celto-ligure du 2ème siècle avant JC, possèdant une splendide vue sur le pays d'Aix, les vagues de collines forestières qui ondulent jusqu'aux contreforts rocailleux marseillais, ou abruptement face au "caillou" de la Saint Victoire dans l'axe de gauche.
On peut dire que c'est une "vue imprenable" car contrairement à la descente de l'A7, il y est possible de prendre des photos, vu qu'enfin, l'on ne conduit point à ce moment là.
Quid d'Entremont exactement ?
Collines, hameau, montée ? Pas indiqué. Un lieu-dit aux limes de Puyricard où Cézanne s'est est installé faire quelques tableaux et où un établissement restauratif multi-étoilé s'est établi pour en reprendre le nom à l'endroit ou la Nationale 7 se re-fond en A7
A consulter en ligne :
- Le site officiel des GAULOIX EN PROVENCE
Merveilleux. Mettre le son fort sur la home page !
- Le Mas d'Entremont
Autre site lié à Entremont et bordant la A7 à l'endroit où celle-ci se mute en Nationale 7. Pour faire de l'ethnologie contemporaine sur l'art de vivre en Provence et le tourisme haut de gamme. Menu à 38 euros.
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entremont, gaulois, sainte-victore, aix, ligure, celte
19 août 2006
LOCAL FOCUS : visite matinale de l'expo Cézanne 2006 au Musée Granet
Un grand randonneur qui a arpenté sans cesse les collines du pays d'Aix... et peint aussi.
La ville d'Aix lui rend hommage mais le peintre ne peignait pas les villes et préférait la nature, les arbres, les maisons et la Sainte-Victoire, qui n'est pas une église mais une montagne plus visible ici que la Tour Eiffel à Paris.
Quand il revient au pays, il quitte le futur 9-5 et ses copains impressionnistes pour prendre un chemin très personnel et intérieur qui l'amènera à ouvrir la voie de la peinture moderne.
Heureusement qu'il n'est s'y est pas engagé trop loin, car l'expo aurait été un véritable parcours abstrait et intellectuel, dont on tire moins de poster ni de carte postale à la sortie.
Si t'es fier d'être de l'Estaque, frappe dans tes mains car il y a peint pas mal de vues, du haut de la cimenterie ! Si tu n'es pas de l'Estaque, vas-y quand même; l'espace maritime y est beaucoup plus chatoyant que la masse compacte de son bleu terne et plat, ce qui est normal vu qu'il ne recherchait pas à montrer les beautés de la lumière et des couleurs que nous aurions vu d'emblée sur les reflets des flots.
Ecrite par un chanteur engagé mort au combat sur un terrain de tennis à Saint-Trop' au début des nineties, la douce mièvrerie du tube de France Gall passe aussi à côté du personnage intérieurement torturé qu'était Paul Cézanne.
J'y retournerai bien avec un humano-guide pour mieux piger la nature des choses qu'il recherchait, la profondeur de sa peinture, ou irai bien voir les carrières de Bibémus car la partie Bibémus - Chateau Noir de l'expo est vraiment intéressante à découvrir.
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cézanne, aix, aix-en-provence, sainte-victoire, bibemus











