24 mars 2008

Retour à ISLE-SUR-LA-SORGUE, "camden lock" vauclusien

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Patrie du poète-resistant René Char, surnommé la "venise comtadine", le bled doucereux et ombragé regorge d'antiquaires qui, dans leurs veilles baraques ocre-jaunes ou leurs jardinets ouverts les uns vers les autres, offrent une longue promenade artistique parallèle aux voies centrales de la commune.

Cosmopolite et populaire, la foule d'acheteurs et de curieux jouit du merveilleux du lieu qui se donne de manière orgiesque à l'activité de brocante, comme, sporadiquement, Avignon à l'art dramatique ou, de manière encore plus fulgurante, Bayonne aux fêtes taurines. Oui, un autre monde est possible, celui-ci tourné vers le plaisir des yeux et l'amour des objets. Toute l'activité et la société paraissent ainsi organisées pour -et par- le commerce d'objets kitchs, de meubles anciens, d'illustrations rustiques, tantôt relevant du marché de l'art, tantôt du vide-greniers.

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A tort ou à raison, Wikipedia n'y va pas de main morte pour classer Isle-sur-la-sorgue sur le podium des "flee markets" de renom :

"Depuis maintenant près de 40 ans, la brocante a forgé l’identité de la cité L’Isloise, lui assurant une notoriété internationale. L’Isle-sur-la-Sorgue constitue, après Saint-Ouen et Londres, la troisième plate-forme européenne du commerce des antiquités. Au fil du temps, des commerces d’antiquités, de décoration, des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Ils constituent aujourd’hui une activité économique majeure pour la ville qui est passée de 7 000 habitants en 1960 à plus de 22 000 aujourd’hui".

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Etonnant, non ?