02 mai 2008
SAINT-RAPHAEL : trekking littoral au cap Dramont et à Antheor
20:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-raphaël, frejus, débarquement, 1944, provence
06 avril 2008
Mais qu'est-ce qu'on fout, à CORNILLON-CONFOUX ?
Entre Saint-Chamas et Lançon de Provence (le village au grand péage), il est un bled qui se détache singulèrement du périmètre aride de l’Etang de Berre : par son altitude et son exiguïté, le discret Cornillon-Confoux est posé sur un rocher, tout en longueur. Comme il est entouré d’une végétation soudainement verte et florissante, il émerge tel une sorte d’écrin de fraîcheur inattendue, que renforce le glissement de la Touloubre qui sillione, creusée à ses pieds.
Au sommet du village-belvédère, le panorama à 180 degrés permet de surplomber, très en retrait , les flots maritimes de l’étang de Berre, d’un côté; de l’autre, de repérer Salon en Provence, esseulée et coincée au milieu du décorum désertique et tacheté des Alpilles, comme celui tout aussi impressionnant, du Lubéron, drap de pierre en guise de « fond d‘écran".
L tapis azur du canal EDF déplace ses eaux compactes et fluorescentes et se détache aussi de ce "bushland" provençal.
En hauteur, les alentours de Cornillon-Confoux constituent une sonde typique de paysage aride regional, tapissé d’oliviers, de garrigues et de murets pierreux, avec un sur-densité notoire de « bories », ces cabanons de pierre sèche à l’architecture particulière, à l’allure rustique et incongrue, vestige anodin du passé pastoral de la région…
Autre édifice de pierres sèches, atteignable au moyen d’un détour signalisé, un mur à abeilles ou « apier » destiné à protéger les ruches se déploie dans un sous-bois; avec ses 60 mètres et une cinquantaine de casiers en pierres, celui que l’on croise, ici, constitue l'un des plus longs de France.
Retour au villlage : détail rarissime, une statuette près de la place de l’Eglise représente un Vierge enceinte; ou bien, plusieurs de ces lavoirs innatendus dont le village se targue. Le long parapet s'étend sur un long chemin quasiment circulaire. C'est de là, que l'on apprécie le mieux les vergers et la verdure qui encerclent, en bas, le village. Il doit ce privilège aux travaux d'irrigation d'Adam de Craponne, ingénieur salonnais du XVIème. Finalement, le meilleur est, pourquoi pas, de terminer en descendant visiter les abords ombragés du pont de Rhaud, petit édifice trans-touloubrien et lieux-dit d'un lavoir supplémentaire.
20:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : provence, aix, bories, cornillon, cornillon-confoux, jean-marc pannier, aix-hills
24 mars 2008
Retour à ISLE-SUR-LA-SORGUE, "camden lock" vauclusien
Patrie du poète-resistant René Char, surnommé la "venise comtadine", le bled doucereux et ombragé regorge d'antiquaires qui, dans leurs veilles baraques ocre-jaunes ou leurs jardinets ouverts les uns vers les autres, offrent une longue promenade artistique parallèle aux voies centrales de la commune.
Cosmopolite et populaire, la foule d'acheteurs et de curieux jouit du merveilleux du lieu qui se donne de manière orgiesque à l'activité de brocante, comme, sporadiquement, Avignon à l'art dramatique ou, de manière encore plus fulgurante, Bayonne aux fêtes taurines. Oui, un autre monde est possible, celui-ci tourné vers le plaisir des yeux et l'amour des objets. Toute l'activité et la société paraissent ainsi organisées pour -et par- le commerce d'objets kitchs, de meubles anciens, d'illustrations rustiques, tantôt relevant du marché de l'art, tantôt du vide-greniers.
A tort ou à raison, Wikipedia n'y va pas de main morte pour classer Isle-sur-la-sorgue sur le podium des "flee markets" de renom :
"Depuis maintenant près de 40 ans, la brocante a forgé l’identité de la cité L’Isloise, lui assurant une notoriété internationale. L’Isle-sur-la-Sorgue constitue, après Saint-Ouen et Londres, la troisième plate-forme européenne du commerce des antiquités. Au fil du temps, des commerces d’antiquités, de décoration, des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Ils constituent aujourd’hui une activité économique majeure pour la ville qui est passée de 7 000 habitants en 1960 à plus de 22 000 aujourd’hui".
Etonnant, non ?
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isle-sur-la-sorgue, antiquaire, provence, aix, pannier, brocante, flee-market
29 décembre 2007
BEAUCAIRE, belle gueule !
BEAUCAIRE downtown : visite d'une surprenante petite agglo où le temps est suspendu.
Un sacré bled qui ne peine pas de mine à première vue, dont la réputation frôle l’anonymat. Mais peut-être est-ce sa simplicité, voire son humilité, qui donnent à Beaucaire, une partie de son atmosphère décalée et hors du temps.
Une rive rhôdaniene assoupie, tracée par le frôlement des rameurs du club d’aviron, une berge naturelle interrompant le damier d‘une esplanade ombragée et rythmée par de très longues rangées d‘arbres à l‘issue desquelles restos, buvettes, boulodrome quelque peu abandonnés côtoient une petite arène, précédée d’un monument dédié au panthéon local des « raseteurs », héros virevoltant des courses camarguaises Entre moyen-âge, culture taurine et nation Rom, Beaucaire se languit visiblement de sa féria juilletiste. Incongru, un vieux bâtiment XIX ème d’un classicisme "rococo" inattendu, surmonté de l’inscription « casino municipal » rappelle que la place fut le lieu fastueux d’une intense activité marchande, il y a fort longtemps.
Opposé au fleuve, l’endroit côtoie également la ligne de fuite pierreuse d'un long rempart abrupt du château fort perché sur la montagnette de la commune, lieu de spectacles estivaux de fauconnerie. A l’intérieur des fortifications communales, la ville témoigne une rénovation toute fraîche.
La place centrale offre la vue sur une étonnante mairie, construite avant à la révolution française et sur la base d’un système de mesure antérieur au mètre. Peut être est-ce cette archaïsme qui lui donne cet agencement et cette façade dignes d’un établissement gallo-romain sorti d’un album d’Astérix. Quelques ruelles au-delà, la travée fluviale que compose le segment local du canal du Rhone à Sète permet de découvrir une marina plaisancière et sa berge restaurative. Mais n’oublions pas les vieilles bâtisses, hôtels particuliers, façades truculentes, églises qui parsèment le centre-ville, comme le marché couvert et ses grandes fenêtres aux bords supérieurs arrondis et les stries boisées de leurs volets d’un autre temps.Des références culturelles et historiques éparses et si condensées pour une si petite ville donnent un avant goût très inattendu de l'atmosphère deltaïque et sa langueur qui l’ont pourtant submergée.
pour en savoir plus :
- le site municipal : http://www.beaucaire.fr/
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beaucaire, rhone, provence, camargue, tarascon, jean-marc pannier
11 novembre 2007
Lurs, let's get lost !



Petite incursion toutistique en pays forcalquiérien,en l'occurence le village de Lurs, voisin du petit massif calcaire de la Montagne de Lure, et frontière extérieure du Luberon, quelque part entre Mont Ventoux et vallée de la Durance sur laquelle le bled offre un panorama dont on profite, comme simultanément sur le plateau de Valensole à l'horizon...
Bref, la geopolitique n'est pas passée par là et on est merveilleusement paumé dans ces pays ruralo-montagnards qui s'enchaînent dans le 04... que ni la DDE* de l'ère jacobino-adminstrative, ni Mappy de l'ère mondialo-numérique ne répertorient avec précision, pour notre plus grand bonheur.
*DDE : Direction départementale de l'Équipement, service déconcentré de l'Etat dans les départements.
13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lurs, provence, alpes, duirance, forcalquier, mappy
16 mars 2007
UNITED jumeaux of... Les grandes fractures de la politique de l'hygiène buccale dans le delta rhodhanien
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bucco-rhodhanien, buccorhodanien, bucco-dentaire, hygiène, savon de marseille, marseille, provence










